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\def\note#1#2{\footnote{${}^{\hbox{\sevenrm(#1)}}$}
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{\eightrm #2}\vskip-15pt}}


\centerline{\fourteenbf 
Point de vue sur les r\'eformes}
\medskip
\centerline{\fourteenbf 
 en cours dans le syst\`eme \'educatif}
\vskip6mm
\centerline{Jean-Pierre Demailly}
\centerline{\it Professeur \`a l'Universit\'e de Grenoble I (Institut Fourier)}
\vskip6mm

Ayant eu l'occasion \`a diverses reprises d'\^etre confront\'e \`a la
r\'eflexion sur les r\'eformes, que ce soit \`a l'Acad\'emie des
Sciences, \`a l'Universit\'e ou (tr\`es bri\`evement) lors de contacts
directs avec le Cabinet du Ministre de l'\'Education Nationale, je
voudrais ici livrer \`a l'intention des lecteurs de la Gazette
quelques impressions qui se sont d\'egag\'ees au cours de l'ann\'ee
\'ecoul\'ee -- ce point de vue n'engage \'evidemment que moi.

C'est peu de dire que le syst\`eme \'educatif de notre pays
conna\^{\i}t une grave crise. \`A l'Universit\'e, \`a la chute des
effectifs dans les fili\`eres scientifiques s'ajoute un probl\`eme
majeur de qualit\'e de l'enseignement~: les contenus de programmes
reculent de r\'eforme en r\'eforme~; jamais me semble-t-il les
coll\`egues ne s'\'etaient autant inqui\'et\'es de
l'h\'et\'erog\'en\'e\"{\i}t\'e et de la faiblesse g\'en\'erale du
niveau des \'el\`eves et des \'etudiants.

Comme les difficult\'es affectent en r\'ealit\'e tous les niveaux depuis
l'\'ecole primaire, des r\'eformes de fond \'etaient certainement 
n\'ecessaires. Ceci explique que le Minist\`ere ait cru bon d'engager des
initiatives tous azimuts~: r\'eforme des programmes de l'\'ecole primaire
d\'ebut 2008, r\'eforme des IUFM et du Lyc\'ee aujourd'hui, r\'eforme probable
du coll\`ege \`a venir dans quelques mois.

Le probl\`eme principal est que le gouvernement, tout en cherchant \`a
donner l'impression de jouer la concertation et de solliciter l'avis
du terrain et des experts, n'a en r\'ealit\'e jamais cess\'e de poursuivre
un agenda fond\'e avant tout sur la recherche d'\'economies budg\'etaires.
Malgr\'e le discours, ses sources principales d'inspiration restent fond\'ees
sur des id\'eologies dominantes -- souvent n\'efastes -- v\'ehicul\'ees
par quelques organisations partisanes et par la technostructure fran\c{c}aise
ou europ\'eenne, plut\^ot que sur une volont\'e de r\'etablir un syst\`eme
\'educatif sain et fonctionnel \`a partir d'une r\'eflexion organis\'ee sur
les contenus et centr\'ee sur les v\'eritables probl\`emes.
\bigskip

{\twelvebf R\'eforme de l'\'ecole primaire}

Bien qu'assez prudent dans ses conclusions, l'avis de l'Acad\'emie 
des Sciences sur la place du calcul${}^{(1)}$ \`a l'Ecole primaire rendu en
janvier 2007 recommandait une substantielle revalorisation de
l'enseignement du calcul, en liaison avec la g\'eom\'etrie et les
autres sciences. Or, tout en pr\'etendant remettre l'accent sur les 
fondamentaux, ce qui a peut-\^etre \'et\'e (un peu) le cas pour l'apprentissage
du Fran\c{c}ais, les nouveaux programmes (BO~n${}^\circ$3 du 
19 juin 2008${}^{(2)}$)
continuent  \`a accorder une place limit\'ee aux sciences et insuffisante
\`a l'enseignement du calcul et de la g\'eom\'etrie~; ainsi seules les
fractions d\'ecimales ou \lguil\?tr\`es simples\?\rguil\
figurent au programme de CM2, l'algorithme g\'en\'eral de la division 
des d\'ecimaux n'est pas exigible, seul le pav\'e donne lieu au calcul
du volume. Que peut valoir une connaissance qui n'a droit qu'\`a
une seule instance d'application possible~? Ce type de lacune, qui
n'est qu'un exemple parmi d'autres, est la
cons\'equence in\'evitable d'une r\'eforme conduite au terme d'une
r\'eflexion insuffisante. Plus s\'erieusement, m\^eme
si certains choix t\'emoignent d'une volont\'e de r\'eintroduire des
contenus que les r\'eformes ant\'erieures avaient ind\^ument supprim\'es,
on peut douter que les objectifs affich\'es par les programmes
puissent \^etre atteints, dans un contexte de r\'eduction globale 
de 2 ou 3 heures de l'horaire hebdomadaire. Ceci d'autant plus que
les exigences g\'en\'erales restent souvent tr\`es floues et que sont
introduits de nouveaux enseignements qui ne
s'imposaient pas \`a ce niveau, en tout cas pas de mani\`ere obligatoire
ou pas sous cette forme (histoire des Arts, horaire \'elev\'e 
pour l'EPS, \lguil\?culture num\'erique\?\rguil\ -- 
\lguil\?brevet\?\rguil\ multimedia et internet ...).
\bigskip

{\twelvebf R\'eforme du Lyc\'ee}

C'est \`a mon sens la r\'eforme engag\'ee actuellement au Lyc\'ee qui
pr\'esente aujourd'hui les risques les plus graves.  En effet, si le
Coll\`ege permettait encore d'asseoir solidement les connaissances de
base dans les mati\`eres fondamentales -- ce qui n'est h\'elas plus le
cas depuis le coll\`ege unique et la r\'eforme Haby de 1975 -- le
Lyc\'ee pourrait (et devrait) \^etre le lieu ou les disciplines
commencent \`a \^etre enseign\'ees de mani\`ere plus approfondie avec
leurs sp\'ecificit\'es propres.  Or, pr\'ecis\'ement, les
n\'ecessit\'es de l'enseignement peuvent \^etre assez diff\'erentes
d'une discipline \`a l'autre. M\^eme dans le cadre d'une mati\`ere
donn\'ee comme les math\'ematiques, l'\'etat d'esprit de
l'enseignement peut varier du tout au tout suivant l'int\'er\^et et
l'objectif des \'el\`eves~: la demande des \'el\`eves se destinant \`a
une carri\`ere scientifique est clairement diff\'erente de celle des
\'el\`eves qui ont \'et\'e \'echaud\'es et con\c{c}oivent au mieux les
math\'ematiques comme un objet de culture g\'en\'erale. Vouloir faire
cohabiter ces diff\'erents publics dans un tronc commun rel\`eve de la
gageure, voire de l'impossibilit\'e fonctionnelle.

Il faudrait tenir compte en outre de la plus ou moins grande
\lguil\?verticalit\'e\?\rguil\ des mati\`eres~: les connaissances
math\'ematiques se contruisent les unes \`a partir des autres de
mani\`ere pyramidale, et, par exemple, on ne peut pas dissocier
l'enseignement de l'alg\`ebre de celui de la g\'eom\'etrie, comme on
peut (\'eventuellement) introduire une coupure entre g\'eographie
humaine et g\'eographie physique. Enfin, il y a un besoin fort de
coordination interdisplinaire, en particulier entre les
math\'ematiques et les sciences physiques. Pour toutes ces raisons
imp\'erieuses, le Comit\'e sur l'Enseignement des Sciences de
l'Acad\'emie des Sciences avait cru bon de recommander, dans son
rapport d'\'etape remis au Ministre le 15 juillet 2008${}^{(3)}$, le
maintien du principe de la diff\'erenciation des s\'eries du lyc\'ee
g\'en\'eral. Le texte allait m\^eme plus loin en recommandant la
r\'eintroduction d'une diff\'erenciation lettres-sciences d\`es
l'entr\'ee en seconde (et en appelant de ses voeux une
r\'ehabilitation du coll\`ege permettant aux \'el\`eves de faire un
choix raisonn\'e \`a l'issue de celui-ci)~; quoi qu'il en soit, la
logique qui a conduit \`a proposer la r\'eforme du coll\`ege apr\`es
celle du lyc\'ee \'echappe~... Au cours de l'\'et\'e 2008, le recteur
Jean-Paul de Gaudemar a \'et\'e charg\'e par le Ministre d'\'elaborer
une plate-forme pour la r\'eforme du lyc\'ee${}^{(4)}$. Malgr\'e les
remerciements sans doute un peu formels adress\'es au Comit\'e de
l'Acad\'emie, les conclusions de cette plate-forme ont confirm\'e des
rumeurs qui circulaient d\'ej\`a depuis de nombreux mois (et
t\'emoignent en r\'ealit\'e de d\'ecisions d\'ej\`a prises en coulisse
sans concertation)~: les s\'eries du lyc\'ee sont appel\'ees \`a
dispara\^{\i}tre, remplac\'ees par une organisation modulaire
inspir\'ee du fonctionnement du LMD \`a l'Universit\'e. Sans doute les
grandes difficult\'es de mise en place du LMD et ses r\'esultats
tr\`es peu convaincants ont-ils convaincu les autorit\'es qu'il
fallait \'etendre le syst\`eme d\`es le d\'ebut le lyc\'ee -- suivant
le principe g\'en\'eral que lorsqu'une mesure ne donne pas les
r\'esultats escompt\'es, c'est qu'on n'est pas all\'e assez loin. Mais
est-il m\^eme encore envisageable aujourd'hui que l'on puisse \'evaluer et
modifier en cons\'equence une politique d\'ecid\'ee au plus haut
niveau en France ou par la technocratie europ\'eenne~? Lors de la
conf\'erence organis\'ee par l'inspection g\'en\'erale de
math\'ematiques en novembre~2008, Carl Winslow, professeur \`a
l'Universit\'e de Copenhague, a eu l'occasion de pr\'esenter la
r\'eforme intervenue en 2005 au Danemark, qui a mis un place un
syst\`eme d'enseignement modulaire au lyc\'ee. Voici sa conclusion sur
les effets de la r\'eforme~: \lguil\?chaos imm\'ediat\?\rguil, suivi
d'in\'evitables corrections de la r\'eforme -- je vous laisse imaginer
les remous dans le grand amphith\'e\^atre de la Sorbonne, m\^eme si
Carl Winslow a conclu avec humour que du chaos pouvait \`a terme
rena\^{\i}tre l'ordre~...  \bigskip

{\twelvebf R\'eforme de la formation des enseignants}

Les conditions n\'ecessaires pour que la formation des enseignants
puisse de nouveau fonctionner de mani\`ere efficace sont multiples~:

-- il faut en premier lieu que l'universit\'e soit en mesure d'assurer
des enseignements de qualit\'e, ce qui suppose que les \'el\`eves et
\'etudiants soient s\'erieusement \'evalu\'es et orient\'es \`a tous les niveaux. 
C'est devenu impossible, en dehors de quelques centres privil\'egi\'es, 
compte tenu du nivellement par le bas des dipl\^omes, lui-m\^eme impos\'e
par une politique gestionnaire de r\'egulation des flux.
Une mise en place souple et g\'en\'eralis\'ee -- sur simple constat de leur
n\'ecessit\'e par les \'equipes enseignantes -- de classes de niveau 
ajust\'e (niveau avanc\'e/remise \`a niveau/...), avec des m\'ecanismes
d'orientation rigoureux, serait sans doute bien plus efficace 
qu'un saupoudrage inefficace d'heures de soutien et de mesures
palliatives visant \`a renforcer par exemple la \lguil\?culture 
g\'en\'erale\?\rguil,
euph\'emisme d\'esignant une entit\'e mal d\'efinie que les \'etudiants
semblent poss\'eder toujours en quantit\'e trop limit\'ee et dont
les \lguil\?p\'edagogues\?\rguil\ modernes se repaissent. Cette mesure pourrait
permettre aussi de cr\'eer de l'\'emulation et d'attirer de bons
\'el\`eves. \'Evidemment, le parchemin final se devrait de mentionner
avec quelque pr\'ecision le contenu r\'eel du cursus suivi par l'\'etudiant,
plut\^ot que le seul d\'ecompte formel d'ECTS dans un menu standardis\'e 
\`a la McDonald's. Et les redoublements pourraient redevenir parfois
souhaitables et utiles, si le syst\`eme voulait bien enseigner des
connaissances denses, consistantes et structur\'ees, plut\^ot que se 
contenter d'exiger la seule conformit\'e mim\'etique des \'el\`eves -- 
auquel cas une d\'ecision de redoublement est souvent per\c{c}ue comme
une forme de rejet social.

-- assurer un recrutement suffisant en faisant en sorte que les
m\'etiers de l'enseignement et de la recherche soient valoris\'es
(plut\^ot qu'implicitement d\'enigr\'es par l'anti-intellectualisme
ambiant et le m\'epris de la recherche fondamentale). Des bourses de
pr\'e-recrutement de type IPES ont \'et\'e sugg\'er\'es \`a plusieurs
reprises, en particulier dans les recommandations de l'Acad\'emie des
Sciences sur la formation des enseignants en date du
13/11/2007${}^{(5)}$. Figurait \'egalement dans ce rapport un appel 
fort \`a la mise
en place de moyens substantiels pour la formation continu\'ee des
enseignants. On n'a h\'elas encore rien vu venir de solide de ce c\^ot\'e,
ni en termes de missions pour les universit\'es, ni en termes des
d\'echarges qui seraient n\'ecessaires pour les coll\`egues du
secondaire. Les IREM, qui ont pourtant jou\'e un r\^ole pionnier dans ce
domaine, b\'en\'eficient souvent de moyens insuffisants, quand ils ne sont
pas simplement ignor\'es ou oubli\'es par la hi\'erarchie.

-- r\'eformer les IUFM pour les int\'egrer dans les universit\'es, et mieux 
organiser la formation initiale des enseignants. L'int\'egration des IUFM
est en cours, mais il est \`a craindre que les d\'epartements scientifiques
aient un regard insuffisant sur la formation des professeurs, si 
la structure administrative des IUFM est seulement mise sous la tutelle
formelle des universit\'es, comme cela semble \^etre le cas en de 
nombreux endroits. En d\'epit d'une unification des statuts visant \`a
r\'epondre aux seuls int\'er\^ets cat\'egoriels, la formation des professeurs
de lyc\'ees et coll\`eges a des n\'ecessit\'es tr\`es diff\'erentes
de celle des professeurs d'\'ecoles, et ces formations devraient donc \^etre 
clairement diff\'erenci\'ees assez t\^ot, id\'ealement d\'ej\`a au niveau de
la licence par la mise en place de licences
pluridisciplinaires comme voie privil\'egi\'ee d'acc\`es pour les professeurs
d'\'ecole.

On ne peut que s'inqui\'eter de la pr\'ecipitation d\'eraisonnable avec laquelle
l'adminis\-tration entend mettre en place les nouveaux masters vou\'es \`a
la formation des ma\^{\i}tres${}^{(6),\;(7)}$. La SMF a donc eu 
bien raison de demander un report d'une ann\'ee~-- esp\'erons qu'elle 
sera entendue.
Compte tenu des difficult\'es actuelles du syst\`eme 
\'edu\-catif, le processus  de mast\'erisation \'etait certes une chance 
pour la formation des professeurs de lyc\'ees et coll\`eges, mais ceci
vaut uniquement si le temps de formation gagn\'e est r\'eellement utilis\'e
pour mieux asseoir les connaissances disciplinaires. De plus, les futurs
enseignants auraient besoin d'une p\'eriode de stage en classe {\it apr\`es
le concours} pour d\'ecouvrir le m\'etier aupr\`es de coll\`egues chevronn\'es.
Cette p\'eriode essentielle, actuellement d'un an, ne doit pas \^etre
raccourcie ni remplac\'ee par des enseignements abstraits de sciences
de l'\'education int\'egr\'es aux masters. Les modifications du concours
de l'agr\'egation (infl\'echissement d'une des \'epreuves orales par
un \lguil\?exercice p\'edagogique\?\rguil, adjonction d'une 
\lguil\?\'epreuve d'entretien
avec le jury\?\rguil) ne semblent pas aller dans le sens d'un renforcement
de la formation.

Quant aux professeurs d'\'ecole, la mast\'erisation ne sera probablement
qu'une mesure co\^uteuse de plus -- la seule motivation r\'eelle en est
l'unification des statuts qui conduit sur un plan gestionnaire \`a
\'equilibrer les dur\'ees de formation. L'un des points les plus
pr\'eoccupants reste le tr\`es faible niveau de connaissances en sciences
de la grande majorit\'e des candidats issus des fili\`eres litt\'eraires ou
sportives, de m\^eme probablement, que l'insuffisance des connaissances
litt\'eraires et grammaticales de la minorit\'e de candidats provenant des
fili\`eres scientifiques.  L\`a encore, on peut craindre que la
modularisation du lyc\'ee conduise \`a la multiplication de candidats aux
profils par trop lacunaires. Seule une formation pluridisciplinaire
exigeante et rigoureuse \`a l'universit\'e serait \`a m\^eme de corriger
ces insuffisances (bien qu'une solution encore plus en amont puisse
\^etre en th\'eorie pr\'ef\'erable~: ainsi le baccalaur\'eat scientifique 
des ann\'ees 1920-1970 procurait-il sans aucun doute des connaissances
disciplinaires suffisantes aux professeurs d'\'ecole, mais on est
aujourd'hui extr\^emement loin du niveau de qualit\'e de
l'enseignement dispens\'e \`a l'\'epoque ...)

\bigskip
{\bf R\'ef\'erences}

{\eightrm

(1) http://www.academie-sciences.fr/actualites/textes/calcul\_23\_01\_07.pdf

(2) http://www.education.gouv.fr/bo/2008/hs3/default.htm

(3) http://www.academie-sciences.fr/enseignement/enseign\_lycee\_07\_08.pdf 

(4) http://smf.emath.fr/Enseignement/ContributionsSMF/EntretienJPdeGaudemarV4.pdf

(5) http://www.academie-sciences.fr/actualites/textes/formation\_13\_11\_07.pdf

(6) http://www.lille.iufm.fr/IMG/pdf/circulaire\_Masters\_Education\_171008.pdf

(7) http://www.lille.iufm.fr/IMG/pdf/Master\_metiers\_de\_l\_enseignement\_concours.pdf
}



\end
% Local Variables:
% TeX-command-default: "TeX"
% End:
